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L’allergie aux piqûres de puce chez le chien

L’allergie aux piqûres de puce chez le chien

L’allergie aux piqûres de puce est une affection fréquente chez le chien adulte. Son nom complet est dermatite par allergie aux piqûres de puce ou DAPP (« dermatite » parce que l’inflammation se manifeste au niveau de la peau). Il s’agit d’une réaction exacerbée aux piqûres de puce, responsable de démangeaisons très importantes. Un traitement antiparasitaire à vie chez le chien allergique avec des produits de qualité appliqués mensuellement suffit généralement à régler le problème.

A quoi le chien est-il allergique ?

Le chien est allergique à certaines substances contenues dans la salive de la puce, injectées au moment de la piqûre.

Quels sont les chiens concernés ?

La DAPP survient chez les jeunes adultes, entre 1 et 6 ans, rarement chez des animaux âgés de moins de 1 an.
Même si le chow-chow, le berger des Pyrénées, les setters, le fox terrier, le pékinois et l’épagneul breton sont particulièrement touchés, toutes les races de chien sont concernées.
Certains chiens sont plus facilement sensibles aux allergies (à un aliment, la poussière de maison, les acariens…) que les autres ; si c’est le cas du vôtre, soyez particulièrement attentif à prévenir l’infestation par les puces.

Quels en sont les symptômes ?

La DAPP se manifeste par des démangeaisons généralement violentes : le chien éprouve un besoin irrésistible de se gratter, de se frotter, de se mordiller ou de se lécher. Inutile de le gronder ou d’essayer de distraire son attention, il ne peut pas s’en empêcher !

Les lésions sont localisées dans le bas du dos, quelquefois les cuisses, les flancs ou le ventre. Au début, il s’agit simplement d’une rougeur de la peau à cause du léchage ou des griffures incessantes. Puis les poils s’usent et tombent, et des zones dépilées de plus en plus larges apparaissent. Si aucun traitement n’est mis en place, l’irritation fait place à des papules (petits boutons), puis à des croûtes et des plaies qui peuvent s’infecter. Enfin, dans les cas extrêmes, la peau s’épaissit, devient noirâtre ; l’infection se généralise, avec des répercussions importantes sur l’état général du chien.

Son appétit et son sommeil sont perturbés. Certains chiens peuvent même devenir franchement agressifs.
Les saisons de développement des puces sont irrégulières en France. On observe souvent des pics de maladie entre mars et octobre, mais une DAPP en hiver n’est pas impossible.

Comment mettre en évidence une DAPP ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un chien atteint de DAPP n’est pas forcément « plein de puces » : la piqûre d’une seule puce peut suffire à déclencher l’allergie. De plus, le chien en se grattant réussit à éliminer une bonne quantité de parasites. Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas de puce ou de crottes de puce sur votre chien qu’il n’a pas de DAPP.
Il est rarement utile d’avoir recours à des tests allergologiques dont les résultats ne sont pas très fiables pour cette affection.
Le moyen le plus simple de diagnostiquer une DAPP est de mettre en place un traitement antiparasitaire : si l’état du chien s’améliore, c’est que les puces étaient bien à l’origine du problème. Un tel traitement n’est pas toujours facile ; il faut respecter certaines règles :

  • Choisir un produit insecticide (actif contre les insectes) efficace. Choisissez la présentation qui vous convient le mieux : collier à faire porter en permanence, pipette (spot-on) à appliquer dans le cou, spray à pulvériser sur l’ensemble du pelage, comprimés à faire avaler… Respectez soigneusement la notice : mode d’application, dosage, fréquence des traitements (qui varie selon le temps de rémanence, c’est-à-dire la durée d’action du produit).
  • Traiter non seulement le chien concerné, mais aussi les autres animaux du foyer. Ce point est très important : inutile de traiter votre chien si d’autres animaux non traités de son entourage maintiennent la « pression parasitaire ». Les chats en particulier, chez qui l’infestation est bien souvent inapparente, constituent une source de puces importante.
  • Traiter l’environnement du chien (maison, voiture, résidence secondaire éventuellement…). En plus d’un traitement chimique, sous forme de spray ou de fogger, l’aspirateur est un excellent moyen mécanique pour lutter contre les puces : en le passant régulièrement dans toutes les pièces de la maison, vous éliminez jusqu’à 20 % des larves et 60 % des œufs de puces. Insistez particulièrement sur les zones de couchage du chien !

N’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé animale pour mettre en place un plan d’action antipuces efficace, adapté au mode de vie du chien. Si malgré toutes les mesures prises pour l’élimination des puces, votre chien continue de se gratter, c’est que l’origine du problème est ailleurs. Il faudra alors poursuivre les investigations pour trouver la cause des démangeaisons.

Le traitement antiparasitaire est-il suffisant ?

Le problème est souvent résolu dès que les puces ont été éliminées du chien et de son entourage. Mais les produits antiparasitaires n’ont pas une action immédiate : il faut parfois attendre plusieurs semaines pour constater un résultat.

En attendant, il est bien sûr hors de question de ne pas soulager le chien. Pour diminuer l’intensité et la fréquence des démangeaisons, les médicaments les plus indiqués sont les produits dérivés de la cortisone. Vendus sur ordonnance, ils sont prescrits pour une durée la plus courte possible. Toutefois, il semble que l’efficacité des corticoïdes ait tendance à diminuer au cours du temps, en cas d’évolution chronique. Mieux vaut traiter préventivement contre les puces pour éviter d’y avoir recours.

Si la peau est infectée, il faut également prévoir un traitement antiseptique à appliquer localement sous forme de lotion, pommade… ou un traitement antibiotique par voie orale si nécessaire.

Enfin, si la peau de votre chien est très abîmée, vous pouvez le laver avec des shampooings adaptés à son état. En ramollissant les croûtes, ils aident à leur élimination. Ils favorisent aussi la régénération de l’épiderme (la couche superficielle de la peau) et la cicatrisation. Les shampooings doivent être faits à distance de l’application sur la peau des traitements antiparasitaires.

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